Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes
   

Menu
Accueil
Derniers messages
Faites connaître ce blogue
Archives

Un blogue de :
zénon
zénon

Liens
Belles lectures et mine de liens
Pour m'écrire
Un errant sur la toile

Blogonautes

Tao te king (trad. Julien)

Catherine en son hôtel

Gentil chourave

Concombre masqouzé!

LittératureS et CompagnieS

Monsieur Jerome

Owen

Mnemosyne

Apartés uchroniques

Poésie(s)

Etolane

Yulblog

MediaTIC

Métacarnet

Ad usum delphinorum

Shatnerian

Wanton

Westcoast (autos)

Kathodon

Lexilogos

une île

Coquins, coquines,coquineries

Iokanaan

Montreal urbain

Monde de Sally

Particules

Le Cornichon

Écrivains québecois

Franchement

Banlieusardises

Annexe

Blog du Concombre

Plep

Dans les choux

Grow a brain

Miscellanees

Bibliodyssey

Agence Eurêka

Soif

Peintre charmant

Catégories
Amusettes
Astrologie
Automobiles
Beaux textes
Belles images
Chez les autres...
Citations
Dossier QÉB
Hors-sphère
Lectures
Réflexions
Sites particuliers
Temps
Tradition

 

Publié le dimanche 23 mars 2003

Dimanche 23 mars 2003
Dossier QÉB : Volet littérature - Comment la reconnaître ?

    Extrait de : Océan mer  , Alessandro Baricco  , Albin Michel, Paris 1998, p.114-115

Contexte : Le professeur Bartleboom dans la trentaine et toujours célibataire écrit des lettres d'amour à la femme qu'il aimera un jour et range ces lettres dans un coffret. Quand il rencontrera cette femme, il les lui remettra toutes, d'un coup. Mais un jour, le doute l'étreint: comment savoir que cette femme est bien " la " femme qu'il attend et espère? Il interroge Madame Devéria, une voisine de chambre à la Pension Almayer non loin de la plage ( Hello Cath.)

À lire lentement, lentement, une fois, deux fois...

    " ...Mais maintenant, j'ai peur. J'ai peur de ne pas être capable de comprendre et elle passera. Et moi je la raterai.
Il a vraiment tout le chagrin du monde sur lui, le professeur Bartleboom.
- Apprenez-moi, vous, madame Devéria, comment faire pour la reconnaître, quand je la verrai.
..........
- Fermez les yeux, Bartleboom et donnez-moi vos mains.
Bartleboom obéit. Et aussitôt il sent sous ses mains le visage de cette femme, et les lèvres qui jouent avec ses doigts, puis le cou mince et la chemise qui s'ouvre, ses mains à elle qui guident les siennes le long de cette peau si chaude et si douce, et les y pressent, pour leur faire sentir les secrets de ce corps inconnu, serrer cette chaleur, puis remonter vers les épaules, dans les cheveux, puis de nouveau entre les lèvres, où les doigts vont et viennent doucement jusqu'à ce qu'une voix arrive, qui les arrête, écrivant dans le silence :
- Regardez-moi, Bartleboom.
Sa chemise est descendue sur ses reins. Ses yeux sourient sans aucun embarras.
- Un jour, vous verrez une femme et vous ressentirez tout ça sans même la toucher. Donnez-lui vos lettres. C'est pour elle que vous les avez écrites.
Mille choses bourdonnent, dans la tête de Bartleboom, tandis qu'il retire ses mains, en les gardant ouvertes, comme si les refermer c'était tout perdre. " 


Par zénon • 2003-03-23 20:16:04
Permalien | Dossier QÉB



1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 24 mars 2003 à 12:47:32 (lien)
cat
j'ai enfin acheté ce livre(en VO!), pour l'instant il attend que ma flemme de lire de l'italien melache, ton post tombe à point.


Ajouter un commentaire

Dimanche 23 mars 2003
Rappel traditionnel 14

     " Compte tenu de l'impossibilité qu'il y a aujourd'hui à remettre en cause des préjugés aussi fragiles que le verre et aussi résistants que le granit, et à recourir à des solutions verticales qui, seules, auraient quelque chance d'assainir la situation, de modifier l'angle des points de vue, il va de soi que le détenteur de certaines connaissances initiatiques ne voit nulle raison de s'immiscer dans les affaires de ce qu'il faut bien nommer un pays étranger. Un exercice même modéré de la lucidité convainc rapidement d'une certaine inanité des activités politiques dans les conditions présentes, obligatoirement mêlées de compromissions et de marchandages, et où il apparaît de toutes parts que les dés sont pipés... L'apolitéïa sera cette irrévocable distance à l'égard d'une société, de ses valeurs, de ses croyances, avec lesquelles on n'entretient que des liens forcés et factices, et auxquelles rien ne permet de s'identifier en profondeur. Vouloir se rendre utile à la société n'a de sens qu'à condition que celle-ci soit elle-même utile ; et elle ne l'est vraiment que si elle reconnaît le mérite et le talent, aide l'homme à s'épanouir, lui permet d'assumer son salut, et même le favorise. Une société devenue étrangère ou hostile à des notions de ce genre ne vaut pas qu'on meure pour elle. Il a été maintes fois prouvé qu'apporter sa contribution, en se référant à des principes spirituels permettant d'élever quelque peu les débats, ou aux linéaments d'une sagesse élémentaire servant à modérer appétits et ambitions, était d'avance voué à l'échec; que c'était perdre beaucoup de forces, se réserver bien des déboires, se heurter à une incompréhension quasi générale. Telle est l'ampleur de ce refus que si des hommes sincères et désintéressés, se risquaient à faire appel à des idéaux supérieurs, on peut être assurés qu'ils n'auraient aucune chance d'obtenir le nombre de suffrages exigibles pour accéder aux postes de responsabilité."

Extrait de : Passeports pour des temps nouveaux, Jean Bies, Éditions Dervy, Paris 1982, p. 105-106


Par zénon • 2003-03-23 08:48:27
Permalien | Beaux textes



3 Commentaires :

Commentaire écrit le lundi 24 mars 2003 à 13:49:54 (lien)
jerome
Arguments de Bies:

Je crois que si les besoins élémentaires ( Maslow) sont comblés, la politique ou un autre domaine est à même de permettre l'épanouissement de l'individu.

La ruse est un outil du sage.

Je crois que la société est prête à recevoir des idées pour un nouveau paradigme, celui là humanitaire( tentative ADQ)

Le rôle du sage, de l'initié peut aussi se faire ( comme il l'a toujours été) au niveau des Think tank, des rencontres personnelles et des écrits auprès des responsables
------------------------------------------------------------------------

Voici quelques idées:

Développons un nouveau processus social de synergie et de cocréation

Soyons des régleurs de conflit , des écoutants compassionnés et des bâtisseurs de paix.

action Soyons des guériseurs
amour des innovateurs sociaux-
mental des communautés de foi

- i
Ayons une compréhension humanitaire et employons les meilleures options pour propulser nos valeurs et nos conditions de vie vers un futur sain, équilibré et paisible.
Enployons les nouvelles percées , les tendances, les idées, les innovations et les opportunités pour l'action.

Comprenons et prenons des décisions informés à propos des défis et des opportunités auxquels nous faisont face en ces temps de grand changement.

Examinons pour cartographier, se connecter, communiquer

Voyons notre architecture sociale comme un systhème vivant intégré tout en honorant la vitalité de chaque secteur
---------------------------------------------------------------------------

L'enfant demande l'adulte donne





Commentaire écrit le lundi 24 mars 2003 à 09:01:24 (lien)
zénon - http://marcheur_immobile.monblogue.com
Hello Jérôme, vous veillez au grain...Ici, il est question de l'engagement politique ou de la distance (apolitéïa). Il y a d'autres engagements....
Bonne journée!


Commentaire écrit le dimanche 23 mars 2003 à 10:46:55 (lien)
jerome - http://jerome.monblogue.com
Le but spirituel est que tous puisse s'exprimer avec le plus de conscience possible,

en reconnaisant que chaque participant est un membre unique du tout,

un élément essentiel

un corps vivant de la culture humaine.

Dans cet optique l'engagement est essentiel


Ajouter un commentaire

 
Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com